Histoires de Dollz

Ici sont regroupées les histoires que j'écris sur OMD et d'autres qui me viennent en tête.
 
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 ♠ Mauvaise idée ♠

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Gothikadoll
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MessageSujet: ♠ Mauvaise idée ♠   Sam 5 Avr - 22:05

Après ce weekend assez mouvementé nous sommes rentrés avec Sally chez Thibault, enfin chez nous. J'avais à la fois envie et pas envie de voir mes parents pour leur annoncer la nouvelle de nos fiançailles. D'un commun accord il a été décidé que ça pouvait patienter quelques jours, au moins le temps que mon œil au beurre noir finisse de guérir. Nous avons donc continué notre vie mais avec Sally pour quelques jours. Thibault et moi allions à la fac à nouveau ensemble et inséparables, en dehors des options non communes. Nul ne nous cherchait querelle pour changer et notre plainte contre Josh semblait avoir porté ses fruits car on ne le voyait plus non plus. Ce fut une des handballeuses qui nous confirma la chose à la cafétéria.

- En fin de compte il aura eu ce qu'il méritait. Bravo d'avoir osé franchir le pas, j'espère que vous ne le paierez pas trop cher s'il revient chercher des noises.

- T'inquiètes pas pour ça on gère la situation.

- Si tu le dis Thibault. Il n'empêche que vous avez déjà pas mal morflé à cause de cette brute épaisse.

- Ouai un vrai rhino, mais j'ai connu pire comme passage à tabac personnellement.

- 'Mel, mon ange, tu fais peur parfois. Je me demande si je dois réclamer des précisions.

- T'en fait pas, juste une voiture en pleine beine. J'ai passé une dizaine de jours à l'hôpital.

- Et ben elle a une sacrée vision du "juste, pas grave" ta fiancée. Amélie parfois je me demande ce que tu as vécu mais je me retiens juste avant de te demander car j'ai peur de pas supporter la réponse.

- J'ai bien peur de devoir te dire "t'as bien fait". C'est assez compliqué à raconter.

- Je te demanderai pas alors. Bon après-midi à vous les amoureux, je retourne à l'entrainement.

Sur ces mots elle repris ses sacs de sport et de cours avant de partir au petit trot vers le stade d'athlétisme.
Pour notre part nous n'avions plus rien à faire à la fac et nous sommes rentrés tranquillement en direction de chez nous où Sally nous attendait avec un véritable pavé entre les mains. Thibault me fit signe de ne pas la déranger et de le suivre à l'étage, en jetant un coup d’œil je pu tout de même lire le titre du livre qu'elle bouquinait avec tant de sérieux "Edgar Allan Poe l'intégrale" J'ai pourtant pas le souvenir d'un bouquin de Poe qui fasse cette taille. Alors que je restais à réfléchir Thibault tapota la rampe d'escalier pour m'encourager à monter à l'étage avec lui, ce que je fis toujours un peu à mes pensées. Arrivés en haut je jetai un regard interrogateur à mon fiancé qui m'invita à entrer dans la chambre avec un sourire. J'entrai donc dans notre chambre avec une petite révérence à mon homme alors que j'étais à son niveau. Il eut un petit rire et ferma la porte avant de m'expliquer

- Quand Sally lit comme ça mort à celui ou celle qui la dérange. Elle est pire que la bibliothécaire fantôme de je ne sais plus quelle série.

- C'était pas un dessin animé ? Enfin si on pense à la même. Enfin bref message reçu on ne dérange pas la médium qui lit. Mais dis-moi c'est quoi cette intégrale de malade ? Edgar Poe le plus gros bouquin que j'ai lu il faisait pas 300 pages là il y en a au moins ....

- 1688 pour être exact. De contes et nouvelles du moins, je ne compte pas la table des matières, les annexes et compagnie. C'est une oeuvre unique mise sur pied par Sally qui détient le seul exemplaire.

- 1688 ? Mon dieu mais c'est vraiment la totale en fait.

- Ouai elle a fait un boulot monstre pour tout retrouver et tout recouper entre les différents bouquins qui étaient sortis. Elle les a tous achetés pour pouvoir faire son intégrale elle même. Au moins comme ça elle a toutes les histoires en un bouquin.

- Ça a son avantage c'est sûr. Mais elle a jamais pensé à le faire....... ouai nan oublie aucun intérêt en fait. Enfin si financier mais ça perdrait son charme.

- En tout cas j'en connais une qui n'a pas perdu le sien. Vu qu'il est tôt, qu'il fait plutôt chaud dans cette chambre et que notre invitée est occupée, tu ne voudrais pas passer le temps ?

Il était déjà torse nu en me disant ça, le saligaud avait fait tombé le haut pendant notre discussion alors que je rangeais mes affaires de fac.

- Elle nous tuera si on fait du bruit t'as dit.

Il se contentait de me regarder avec un léger sourire et d'avancer petit à petit sans me répondre. Acculée contre la fenêtre/divan (à défaut de vraiment connaître le nom de ce genre de mur) je n'eu pas d'autre choix que de m'agripper à lui pour ne pas tomber à la renverse. C'est vrai qu'il faisait un peu chaud dans cette chambre, je me débarrassai donc de mes bottes que j'avais par bonheur délacées pendant qu'il m'embrassait en défaisant mon haut. Les dieux de l'équilibre n'étant pas avec nous nous avons bien failli déranger l'étage en dessous pendant la manœuvre, heureusement que l'instinct de survie a ses réflexes j'ai pu m'asseoir et lui s'appuyer contre la fenêtre juste à temps. Mais ça ne l'a pas empêché de retirer mon corset pendant que je déboutonnais son pantalon.

- Tu feras pas de bruit alors puce.

J'ai eu un mal fou à rester silencieuse et lui aussi il faut croire. Mais au final nous nous en sommes plutôt bien sortis niveau discrétion. Enfin je crois car Sally est venue nous chercher pour préparer le dîner. Quand elle a frappé à la porte Thibault et moi sommes partis dans un éclat de rire qui voulait apparemment tout dire, c'est ce qui a décidé notre invitée à rentrer

- Bon les amoureux maintenant que je ne lis plus on va pouvoir passer à table.

Ça m'a presque fait bizarre de prendre des couteaux sans que personne ne pousse un cri de terreur. Je ne suis pas la meilleure cuisinière ici même si j'ai réussi à me débrouiller donc je me contente de la table pendant que les deux autres se chargent du repas en lui même. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder la décoration autour de moi, plus pensive que vraiment concentrée dessus, et une photo m'a vraiment accroché l'oeil. On y voyait Thibault plus jeune avec apparemment ses parents, tous heureux, unis, aimants. Le parallèle avec mes propres parent était douloureux. Ils me manquaient oui mais en y repensant ils n'avaient jamais vraiment été si proches de moi, c'était même plutôt l'inverse. Quand je pense au nombre de fois que j'ai failli y passer, les seuls moments où ça leur importait c'était quand on a eu cet accident avec Thibault....

- À quoi tu penses comme ça cette photo à la main ?

- Oh, Thibault. Pardon j'aurais pas du...

- C'est pas un problème, tu as le droit de la toucher. Par contre j'aime pas te voir triste comme ça. On devrais aller les voir tu sais.

- Tes parents ?

- Non amour les tiens. Je sais que tu n'as pas tant envie que ça mais ça fait bientôt un mois qu'on vit ici ensemble. Il fallait que tu ailles chercher quelque chose non ?

Il n'avait pas tord, connaissant mon père il devait insister pour vider ma chambre et dans ma chambre il y avait des trucs que je ne voulais pas entre ses pattes.

- On ira demain si tu veux. Ça me permettra de récupérer tout ce que je veux ici.

Le lendemain c'est un peu la mort dans l'âme que je vais avec Thibault en direction de chez mes parents. Comme Sally se prépare à repartir elle ne nous accompagne pas et c'est bien dommage car la route me parait vraiment courte en voiture. Parce que oui enfin nous avons pu récupérer la voiture de Thibault après les réparations. Le garagiste doit être aux Bahamas à l'heure qu'il est, plus d'un mois avec cette voiture dans son garage... heureusement que Thibault n'en avait pas besoin.
Arrivés chez mes parents je ne sais plus trop si j'ai envie de taper à la porte ou de partir en courant dans le sens opposé. Mais Thibault est derrière moi et je me souvient soudain que mon père est censé bosser à cette heure. Avec un soupir je décide donc de sonner à cette maison que je ne considère plus vraiment comme la mienne. Comme prévu c'est ma mère qui ouvre et qui manque de faire une crise cardiaque. Crise évitée par mon air froid et détaché qui la refroidit un peu. Elle nous fait tout de même entrer pour qu'on discute un peu autour d'une boisson chaude, boisson qu'on en refuse pas avec Thibault vu le temps qu'il fait en ce début de Février. Je fis signe à Thibault de me suivre dans le salon pendant que ma mère prépare son thé et nos cafés, rien n'a bougé en mon absence à première vue si ce n'est quelques bouquins qui étaient avant dans ma chambre et qui se retrouvent sur le canapé. Je m'assois sur le dit canapé en cuir beige et regarde vite fait les livres qui sont dessus, contes de Grimm, les contes du Korrigan et...... mon journal ! Au moment où je prends mon carnet dans les mains j'ai l'impression que tout le sang de mon visage est parti dans mes oreilles. Je meurs de chaud alors que ma mère arrive enfin avec les boissons et que Thibault s'agenouille devant moi pour me demander ce qui m'arrive.

- Maman tu as lu CE bouquin ?

- Je.... Prends donc ton café avant qu'il ne refroidisse ma chérie.

- Change pas de sujet !

- 'Mel ma chérie c'est quoi ce livre ?

- Un journal qu'elle devait tenir pour un de ses psychologue, c'est ........

- Donc OUI tu l'as lu !

- Juste quelques passages ma chérie, je...... calme-toi je t'en prie.

- Pas la peine de te faire suppliante, j'ai le droit de m'énerver

Ce carnet ne t'était pas destiné.

Même Tobias n'a pas eu l'audace de me demander à le lire

C'est ce que tu pouvais faire de pire.

- Je ne pensais pas faire de tort. Tu ne l'as pas touché depuis au moins 7 ans je ne savais pas qu'il s'agissait d'un écrit pour un de tes suivants.......

- Papa est au courant ?

- Non pas encore.

- Alors garde ça pour toi. Non mieux oublie ce cahier, fais comme si tu n'avais rien lu comme ça il sombrera dans l'oubli. Non je n'ai pas envie de t'en parler, comme tu l'as dit ça date d'il y a 7 ans ou plutôt pour être précise de Juin 2005 soit de maintenant bientôt 9 ans. Si tu voulais en parler fallait le faire à se moment là.

- Je t'ai demandé mais tu ne répondais pas.

- Tu demandais ce que j'écrivais pas pourquoi j'écrivais. Affaire classée je vais chercher ce qu'il me faut car oui c'est décidé je déménage chez Thibault. Tu peux pleurer, papa peut hurler et envoyer les flics j'en ai rien  foutre.

En parlant de mon père un post-it m'indiqua qu'il fallait qu'on parte vite si je ne voulais pas le voir, appremment il allait rentrer tôt comme par hasard aujourd'hui. Je laissai donc ma mère en plan pour aller chercher des sacs pour mettre mes affaires toujours mon journal en main. Dans ma chambre je donnai un coup de pied à mon bureau sachant que de toute façon il resterait là, ça a eu le don très certainement de faire peur à ma mère mais au moins ça m'avait un peu calmée. Après ce coup salvateur pour mon tempérament et mes nerfs je commençai à rassembler mes fringues dans mes sacs ainsi que quelques bouquins. En redescendant je me rendit compte que je n'avais pas fait assez vite. La porte d'entrée se fit entendre alors que je n'avais pas encore posé le pied sur la deuxième marche, et mon père se fit entendre peu après. Le ton de sa voix ne m'inspirait guère de sympathie et me renforçait dans mon idée de me barrer et de couper les ponts. Ma mère devait encore être sous le choc de notre altercation pour que mon père s'en prenne encore à Thibault. Je me postai discrètement derrière lui les sacs en main et sur les épaules

- T'as fini ? On peut y aller avec mon fiancé ?

- Ton quoi ?

Il ne s'était même pas retourné pour me parler mais je su que son visage s'était encore durci rien qu'à voir le mouvement de recul de Thibault.

- Ne me dis pas que tu as accepté de vivre avec ce mec !

- Ce mec m'aime et j'aime ce mec. Pourquoi ça te dérange ? Quoique maintenant que j'y pense à chaque fois que quelqu'un devenait un peu proche de moi tu le prenais mal et tu coupais les ponts. Y'a qu'à voir Conrad, Tobias, La psy du dernier lycée que j'ai fréquenté.... J'aimerais quand même un jour avoir pourquoi tu faisais ça, t'étais jaloux ou quoi ? Tu avais sans doute peur que j'aille mieux sans doute.

- Sortez d'ici.

- J'y comptais bien.

Je pris Thibault par la main et l'encourageai à me suivre. Pour toute réaction j'eu droit à un regard bienveillant et un baisé

- Attends moi dans la voiture ma puce. J'arrive.

Je m'exécutai donc les entrailles un peu serrées de le laisser avec mon père qui avait déjà montré ses capacités à lui casser la gueule. J'attendis dans la voiture, pensive, patiente mais inquiète, il me semblait avoir aperçu ma mère chuchoter à mon père qu'ils allaient devoir parler. J'espère qu'elle tiendra sa langue ne sachant pas quelles pages elle avait bien pu lire de ce maudit journal. Le claquement d'ouverture de la portière conducteur me fit sursauter

- Ce n'est que moi chérie. Je suis désolé c'était pas une idée excellente.

- Bah au moins ma mère n'aura sans doute pas eu le temps de lire la totalité de ce journal.

Thibault garda le silence un moment, le temps d'allumer le moteur et de sortir de sa place devant chez mes parents.

- Je comprendrais que tu ne veuilles pas en parler....

- Si tu veux le lire tu peux on en parlera après si tu tiens à me faire parler. Tu savais des choses sur moi que je ne savais pas ça serait idiot de ma part de ne pas te faire part du reste. Juste.....

- Je ne te jugerai jamais mon amour. Je ne suis pas qualifié pour ça.

On était arrivé sans que je ne me rende vraiment compte que la voiture était déjà garée. Nous sommes entrés en silence et Thibault alla voir si Sally était toujours là. Pendant ce temps je déballai les affaires que j'avais récupérées et je pris le journal entre mes mains. Quand mon homme revint en compagnie de notre amie je lui tendis le carnet l'invitant de ce fait à le lire alors que je m'asseyais sur notre lit.

À chaque page tournée son expression changeait mais globalement ça restait dans le négatif. Entre sur le point de gerber, les sourcils froncés, les mouvements de tête, les soupirs énervés, au final il était même à deux doigts de jeter le carnet par terre. Quand il s'est avancé vers moi je ne savais vraiment pas comment réagir et où me mettre mais il m'a prise dans ses bras tendrement, je crois même avoir senti une larme couler sur sa joue. On est restés un moment comme ça, jusqu'à ce que Sally nous rejoigne pour nous dire qu'elle allait rester un ou deux jours de plus Ambre ayant besoin de la voiture pour une affaire tombée comme un cheveux sur la soupe. Quand on y repense j'ai quand même de la chance dans mon malheur. C'était une idée bien mauvaise que de laisser ce carnet chez mes parents mais elle fut apparemment bien meilleur de laisser Thibault le lire. Espérons que mes parents n'aient pas d'idée stupide.
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