Histoires de Dollz

Ici sont regroupées les histoires que j'écris sur OMD et d'autres qui me viennent en tête.
 
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 ♠ Accident ♠

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Gothikadoll
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Date d'inscription : 07/02/2014
Age : 26

MessageSujet: ♠ Accident ♠   Dim 9 Fév - 14:32

En me réveillant le soir je me retrouve à crever de chaud dans la robe que Sally m'avait prêtée et je me rends compte que la raison de cette chaleur n'est autre que le fait d'avoir dormi toute la journée dans les bras de Thibault. Je tâche de me lever sans faire trop de bruit et me retrouve face à la propriétaire des lieux en sortant de la chambre.

- Si vous voulez rester pour dîner je suis en train de préparer le repas, dit-elle de but en blanc, Bien dormi au fait ?

- Heu plutôt oui mais je crois que je vais me changer avant de venir manger.

- Si tu veux il y a un paravent derrière le meuble de rangement dans votre chambre. Vu que je me doute que tu ne veuilles plus entrer dans votre salle de bain.

- Ouai merci je vais essayer de pas rester trop seule.... enfin tu vois pourquoi.

- Tu n'es jamais seule.

Sur cette phrase bourrée de sens pour elle mais totalement dénuée pour moi, elle retourna dans les étages inférieurs pour faire le repas. Pour ma part je pris mes affaires et refermai la porte.

- On mange ici ou on rentre ma belle ?

La voix de Thibault me fit sursauter. Portant la main à mon cœur je soupire

- Me fais pas des frayeurs pareil. Personnellement j'ai plutôt la dalle donc je propose qu'on mange et qu'on rentre. Je vais me changer par contre histoire que je ne parte pas avec sa robe.

- Comme tu veux princesse. Je t'attends en bas al...

- NAN !! Enfin je veux dire.... heu......

- Ok je reste, je regarde pas et je veille Amanda. Elle t'a vraiment fait impression.

- T'en parles comme si c'était normal de vivre avec des esprits, répondis-je en sortant et dépliant le paravent.

- Ben tu sais avec Sally on peut s'attendre à tout donc quand elle m'a "présenté" Amanda je faisais pas le fier mais au final....

Ma main sur son épaule le fit taire et en se retournant il finit sa phrase tout autrement.

- Tu es magnifique quelque soient les habits que tu portes.....

- Merci tu crois que je la laisse là ou.. ?

- Laisse là va je saurait pas où la ranger. On va manger ?

Sans un mot de plus il sortit de la chambre, comme si je n'avais pas remarqué qu'il avait rosi après sa remarque. Tout en posant la robe sur le lit je me surpris à sourire en pensant à la journée que j'ai passée à dormir. Je respire un grand coup et je suis Thibault dans les escalier pour mettre en place la table de la soirée.

Encore un repas excellent et dans la bonne humeur que demander de plus ? Apparemment Sally a une idée de quoi rajouter à cette soirée : un verre de champagne pour fêter notre venue. C'est qu'elle doit pas avoir beaucoup de visite qui ne soit pas pour ses facultés. Après avoir bien profité on décide de partir avec Thibault, et Sally ne nous laisse pas partir sans une petite caisse du champagne qu'on a goûté pendant le repas.

- Allons faites moi plaisir après tout c'est pas moi qui vais boire seule les quarante bouteilles qu'on m'a offertes. Au moins vous aurez de quoi fêter le nouvel an comme ça.

- Merci Sally, dit Thibault avec un grand sourire, je vais les mettre dans le..... pas dans le coffre j'ai plus la place. Bon ben ça sera sièges arrière.

- Faites attention à vous en rentrant.

- T'inquiètes pas Sally Thibault conduit raisonnablement. Se fut un plaisir merci pour l'invitation.

- Plaisir partagé. Passez une bonne fin de soirée.

De retour sur la route avec Thibault au volant. Pfiou quelle journée enfin soirée sympa, même si la journée j'ai pas pu en profité elle aurait pu s'annoncer belle au vu de l'extérieur. Petit bémol cependant j'ai comme un pressentiment que c'est trop beau pour durer.

- Thibault si tu mettais ta ceinture ça me rassurerait.

- Ma...... hum t'inquiètes y'a jamais personne sur cette route et c'est pas à la vitesse que je vais que je vais louper un virage hahaha.

- J'ai un mauvais pressentiment

mets cette ceinture maintenant.

- Pas la peine de s'énerver c'est bon du calme ok je vais la mettre ma cein.....

- THIBAULT !!!!

Tout alla super vite à partir de là. Une voiture lancée à toute vitesse sur la mauvaise voie, Thibault qui la voit de justesse mais qui braque presque trop tard, le bruit de tôle déchirée, celui du pare-brise qui craque, une vive douleur au niveau de ma poitrine et c'est le trou noir.



- Tu crois qu'elle va bien ?

- Chérie ne t'inquiètes pas les médecins ont dit qu'elle avait eu de la chance.

- Mmmhpapa ? Maman ?

- Amélie ! Ma chérie tout va bien ? Non non bien sûr tout ne va pas bien mais..... Tu n'as pas mal ?

- Mal ? heu si un peu à la poitrine et j'ai la tête qui tourne mais maman je suis où là ?

- Tu es à l'hôpital ma puce. Tu as eu un accident et les médecins nous ont appelés d'urgence.

- Un acci.... Thibault ! où est Thibault ?

- Ne t'inquiètes pas pour lui Amélie.

- Il va bien ? Papa pourquoi tu ...... pourquoi tu sers les poings comme ça ?

- Il a failli tuer ma fille. Non mais tu te rends compte que quand la police l'a retrouvé et amené ici il puait l'alcool ?!

- L'alcool ? les bouteilles ont du se briser oui mais il n'avait pas bu........ enfin si un verre de champagne mais c'est pas sa faute l'a.......

- Suffit ! Je ne sais pas où est Thibault, ni dans quel chambre ni dans quel état mais toi jeune fille si tu es en état de discuter c'est que tu dois être en état de rentrer.

- Excusez moi ? Mr Swann ? Votre fille peut effectivement rentrer mais il va falloir qu'elle se remettre de son choc à la poitrine. La ceinture l'a protégée contre une expulsion certaine de la voiture mais elle a pu comprimer le sternum. En somme votre fille a besoin de calme et de repos et si jamais vous avez mal à la cage thoracique mademoiselle repassez ici.

- Ex.....pul..sion ? Attendez le jeune homme qui conduisait où il est ?

- Hum.. comment vous dire ?

- Dites-moi juste s'il vous plait dites-moi.

- Il est actuellement au bloc opératoire. Son pronostic vital n'est plus engagé mais il a de multiples lésions et nous devons soigner son hémorragie interne et sa commotion cérébrale avant que des caillots ne se forment et ne créent plus de dommages.

- Mais il va s'en sortir hein ?

- Il a de grandes chances de survie oui. Votre amie a appelé très rapidement une ambulance et sa de description parfaite de où et dans quel état vous trouver a été troublante mais pour le moins efficace.

- Sally.

- Ais-je un papier à signer avant de partir ?

Mon père et son tact habituel. Vu qu'il n'y a rien à signer je me retrouve dans la voiture sans pouvoir protester. À peine arrivés à la maison mon père et ma mère commencent les hostilités verdict : interdiction de quitter la maison tant que je ne suis pas totalement remise, le repos total est à l'ordre du jour et interdiction de voir Thibault.

- Quoi ? Comment ça j'ai pas le droit d'aller le voir ?

- Tant que les circonstances de l'accident ne sont pas claires il est hors de question qu'il mette à nouveau ta vie en danger.

- En danger ? Comment ça en danger

IL a failli être tué

Moi j'ai quasiment rien et lui

doit s'accrocher à la vie.

Évidement que j'irai voir comme il va

c'est en partie ma faute s'il en est là.

- Amélie ?

- Quoi encore maman ?

Te ferais-je peur comme antant ?

Tu ne t'opposeras pas à mes choix

ils sont notre ça ne changera pas.

J'ai un ami

mon seul ami

qui est en bloc opératoire entre la vie et la mort

vous vous foutez de son sort

et vous voulez même pas me laisser me rassurer !

- Amélie maintenant ça suffit. Arrête ces conneries et va dans ta chambre te reposer !

- J'ai plus quatre ans papa ! Je me reposerai quand je voudrai et pour le moment je suis pas en état de faire quoi que ce soit d'autre que m'inquiéter alors.........

- Alors tu vas me faire le plaisir de t'inquiéter en silence dans ta CHAMBRE.

En larme je monte mes escaliers quatre à quatre et me laisse tomber à plat ventre sur le lit. Comme un choc électrique la douleur de ma poitrine se réveilla mais je ne pris même pas garde. J'irai le voir demain quoi qu'ils en pensent.

Comme je me suis jurée le lendemain aux premières lueurs du jour j'étais dehors à marcher en direction de l'hôpital. Peu importe ce que mes parents peuvent penser il n'est pas responsable il est victime. En arrivant devant les portes de l'hôpital je respire un grand coup avant de rentrer et de demander à le voir. L'infirmière de l'accueil me regarde d'un air de reproche vu que je suis tout de même censée me reposer mais me donne néanmoins le numéro de sa chambre.

- Thibault ? dis-je tout bas en entrant

Pas de réponse. Alors je m'avance sans bruit pour ne pas le réveiller, après tout il a besoin de plus de repos que moi. Un bras dans le plâtre, une minerve autour du cou, des bandages autour du ventre et le visage couvert d'hématomes.

- Mon dieu dans quel état je t'ai mis........ je suis désolée vraiment désolée, murmurais-je en m'approchant du lit. Si je t'avais pas distrait tu n'en serait pas là, si seulement je t'avais pas fait quitté la route des yeux à ce moment là....

- C'est pas ta faute princesse.

- Thibault, tu ....... je......

- C'est bon ma belle ça va aller.

Sa voix est tellement faible que j'ai du mal à le croire. Il est réveillé mais pour combien de temps ? (Ne te fais pas de mauvais sang) Encore cette voix ? (La faute me revient encore cette fois) Comment ça ? (Celle qui l'a distrait n'est pas toi) Dis moi qu'il va se remettre je t'en prie (Je l'espère aussi chérie)

- 'Mel ? Tu peux me passer l'eau s'il te plait ?

- Oui bien sûr tiens, répondis-je en lui mettant le verre au bord des lèvres. Tes yeux te font mal ? Tu ne les ouvre pas depuis que tu es réveillé.

- Pas la force c'est rien. J'ai eu du pot pas de verre dedans.

- On est réveillé à ce que je vois. Ho et on a de la visite c'est bien au moins vous n'êtes pas seul. Niveau douleur il y a besoin de quelque chose ?

- Nan ça ira merci hmaie juste mes côtes quand je bouge mais je pensais pas me lever.

- Au moins vous gardez votre humour.

Sur ce l'infirmière sorti de la salle. Sans attendre plus longtemps que environ 30 secondes je dis à Thibault que j'allais revenir vite et la suivit.

- Infirmière ! Dites moi dans quel état il est vraiment ?

- Hé bien...... vous êtes de la famille ?

- Non ... enfin presque mais j'étais avec lui pendant l'accident. Écoutez il a vraiment l'air mal en point donc j'aimerais savoir à quel point je dois m'inquiéter.

- Heu je n'ai pas le droit de vous révéler ce genre de....

- Mademoiselle ? Ho vous êtes mademoiselle Swann c'est ça ?

- Oui c'est ça.

- Ne deviez vous pas vous reposer ? Enfin bref passons. Votre ami va mieux maintenant. La douleur va rester encore le temps que ses blessures se cicatrisent mais au moins il est hors de danger.

- Merci mon dieu, soupirai-je.

- En revanche vu l'état de ses vêtements j'aimerais vous poser quelques questions sur ce dont vous vous souvenez.

- L'état de ... ho l'alcool vous voulez dire ?

Voyant son air perplexe et relativement sévère je lui expliquai toute l'histoire. Le réveillon chez une amie à lui, le lendemain passé à dormir, la soirée passée avant de partir, la caisse de champagne offerte et bien sûr l'accident.

- Pas plus d'un verre hein ? Vous êtes sûre ?

- Certaine. Je l'aurai vu et Sally ne nous aurait pas laisser partir vu que j'ai pas le permis. Mais de toute façon Thibault est du genre raisonnable, il sait si et quand il est à la limite. La seule explication que je vois c'est que la caisse qu'on avait posée sur le siège arrière ait valdingué en même temps que lui.

- Bien très bien c'est plutôt rassurant de voir des jeunes gens capables de se tenir. En revanche il va falloir lancer un avis de recherche pour la voiture qui allait à votre rencontre.

- Amélie !!

Ho non mon père. Décidément il a décrété que je ne pourrai pas prendre de nouvelles de mon ami le plus précieux.

- Tu vas me faire le plaisir de rentrer immédiatement jeune fille !

- Hors de question je ne le laisse pas seul ici.

- J'ai dit tu rentre MAINTENANT.

- Et moi je dis ça suffit

Thibault est mon ami

et quoi que je puisse faire

cela n'est pas TON affaire.

Je reste ici

je veille sur lui

il n'y a pas à discuter

il a toujours fait ce que vous devriez !


- Mademoiselle Swann ?

- Quoi ?!

- Je vais parler à votre père un moment.

- De ?

- De ce que je pense devrait être le mieux pour Thibault, vous et votre famille.

- Je peux aller le voir en attendant ?

Sans attendre la réponse du médecin je me précipite dans la chambre de Thibault qui me regarde d'un air triste. Luttant pour ne pas pleurer je vais m'asseoir à ses côtés sur le lit en espérant ne pas...

- Aoutch

- Mince désolée je voulais pas .., commençai-je en me relevant légèrement.

- Nan reste contre moi, je veux pas te voir partir.

- Je pars pas je me prends juste une chaise.

- Reste je te dis. Je préfère que tu reste contre moi quitte à appuyer sur mes côtes cassée plutôt que ne pas te sentir partir au cas où je sombrerais.

En entendant ces mots je sentis mes larmes couler sur mes joues et m'allongeai contre lui, priant pour qu'on nous laisse des heures de répit. Malheureusement tout ne se passe pas comme prévu et mon père fit irruption dans la salle. Blanc comme un linge il n'ose pas me regarder tout d'abord puis me demande de sortir le temps qu'il discute avec Thibault. Sans vraiment y mettre de la bonne volonté je m'exécute tout de même et je me colle le dos contre la porte en la fermant derrière moi. Je les entends pas parler mais je sens qu'il y a un problème au vu des regards que me lance de temps à autres le médecin.

Quand mon père ouvre enfin la porte je manque de lui tomber dessus tant j'étais dans mes pensées affalée dessus. Il a l'air en colère pas comme tout à l'heure. Quitte à choisir je le préfère effrayé à coléreux. Sans un regard il me remet droite, soupire et me laisse retourner dans la chambre où je peux demander à Thibault ce qui s'est passé. Surtout quand je vois son air et un bleu de plus sur sa mâchoire.

- Me dis pas que.....

- 'Mel c'est rien il est énervé et je peux comprendre.

- Moi pas pour deux raisons : de une tu n'es pas responsable de l'accident, de deux c'est toi qui as le plus morflé......... et de trois tu es le seul pour qui j'ai l'impression de compter, ajoutais-je en éclatant en sanglots.

- 'Mel...... nan dis pas ça viens hmpf viens là.

Alors que je retourne sur le lit il me prend dans ses bras en faisant la remarque que ça faisait trois raisons et non deux. J'y crois pas il est dans un état pitoyable, mon père vient de le frapper et lui il plaisante encore. Comment il fait je me le demande bien (il se préoccupe moins de son sort que du tien) Mais pourquoi ? Pourquoi il ferait ça ? (tu vas me dire que tu ne t'en doutes pas ?) C'est pour ça que mes parents s'opposent à ce que je le voie ?

- 'Mel chérie ils s'inquiètent pour toi. Jouons leur jeu un moment ça va leur passer.

- Mais...... (aucune raison de protester) Évidement que si !, criais-je devant l'air surpris de mon ami. Merde Thib' je crois que je deviens dingue.

- Puce calme toi tu stress c'est pas grand chose.

- Nan y'a ......... y'a cette voix dans ma tête qui .......... elle....... je l'entends parfois c'est pas la première fois que ça m'arrive....... je.....je ........ho non non non non non...

- 'Mel où tu vas ?

- Faut que je rentre j'ai des choses à mettre au clair. Je........ repose toi.

- 'Mel !

Sans prendre la peine de répondre je fonce chez moi vérifier les dites choses que j'ai à vérifier. Premièrement celles dont je me souviens : les planches ou du moins leur nombre, nombre qui m'avait étonné quand je me disait que ce nichoir que j'allais faire ne nécessitait pas autant de matériel. En faisant le calcul je remarque qu'il me manque au moins trois ou quatre grandes planches, celles de au moins un mètre. Bon calme respirons ça peut pas avoir disparu comme ça. Armoires, tiroirs, tout y passe, inspection totale de ce que je pourrais avoir de bizarre dans ma piaule mais au final chou blanc. Alors je me pose sur le lit après avoir fermé la porte à clef et je tente de me relaxer, un peu de musique me ferait sans doute......... musique ? Minute la chanson avant que je sombre le soir où Arthur et Silvia m'avaient réinvité au ciné je la connais cette berceuse. C'est pas la première fois que je l'écoute pour dormir et en plus j'ai fait un rêve tellement bizarre cette fois là (ho non pas ça). Une cabane, la rivière..... nan c'est pas possible j'ai pas pu faire ça.

Comme je commence à me faire peur à moi même je ne sors de ma chambre que pour aller chercher à grignoter et ce pendant une bonne semaine. Puis un beau jour ma mère frappe à la porte pour me dire qu'un médecin est là pour moi. Je le laisse donc entrer dans ma piaule plus propre et rangée que la normale ce qu'il ne manque pas de remarquer.

- Il semblerait que vous veuillez vous occuper l'esprit Amélie.

- Semblerait ouai.

- Allons je ne suis là ni pour vous houspiller ni pour me moquer ni pour vous juger.

- Justement vous êtes là pour quoi ? C'est pas comme si vous étiez le premier psy que je vois et au final vous avez tous le même discours. "ne vous laissez pas aller", "avec le temps ça va s'arranger", "mettez-y un peu du votre" ou mieux encore "votre besoin de vous identifier à un groupe social ne peut être guéri si vous ne laissez personne vous aider" je l'ai bien aimée celle là.

- Amélie sérieusement de quoi avez-vous peur ?

- Peur ? Tout simplement d'attirer des ennuis à ceux que j'aime.

- Et quels genre d'ennuis ?

- Dernier en date mon père qui fout un coup de poing à un ami à moi alors qu'il est dans un lit d'hôpital après un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie !

- Rien d'autre ?

- C'est déjà bien je trouve vu qu'il a failli se faire décrocher la mâchoire. Mais bon de toute façon je suis aux arrêts donc je risque pas de poser un quelconque problème.

- Amélie revenons en au sujet vous voulez bien ?

- Votre question c'est en fait "pensez-vous pouvoir faire du mal à quelqu'un ?" ou plus simplement "qu'avez vous ressenti quand vous avez poignardé votre camarade ?" franchement l'une ou l'autre la réponse est simple : allez vous faire voir et je reste polie parce qu'on vient de se rencontrer !!

- C'est donc ça qui vous travaille ?

- Qui me travaille ? J'ai passé le réveillon loin de mes parents pour éviter leurs regards, j'ai vécu l'enfer tout au long de ma scolarité et ils s'en branlaient, j'ai eu une commotion cérébrale gamine qui m'a foutue dans le coma pendant des semaines et vous savez ce qu'ils ont fait ? Ils m'ont tout simplement refoutue dans l'enfer qui m'avait menée à ce sommeil forcé. De toute, je dis bien toute, ma scolarité je n'ai jamais eu d'amis jamais et tout ça parce que j'étais pas comme les autres. Trop mignonne, trop gentille, trop bonnes notes, quelque soit la raison. Alors oui depuis que je me suis réveillée il y a eu des nez brisés, des coups donnés au final j'ai pas eu plus d'amis, si ce n'est des hypocrites, mais au moins j'ai pas eu à refaire un tour à l’hôpital pour une fracture du crâne ou pire si je me rappelle correctement de l'attitude d'Adrien quand je lui ai dit que je n'avais jamais eu de petit ami.

- Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

- Au final pas grand chose dont je me souvienne clairement depuis le temps mais il avait sans aucun doute une idée en tête quand il m'a tirée par le bras pour me flanquer contre le mur de cette ruelle. C'est vous le psy vous en pensez quoi ?

Sur ce le charmant docteur déglutit avec difficulté, je crois qu'il a compris où je voulais en venir. Doucement il se lève de sa chaise et descend dans le salon où se trouve mes parents et, accessoirement, mon portable. Je m'assois sur le dernières marches de l'escalier qui mène à la chambre afin d'entendre un peu leur discussion. Au final le bilan est clair le doc pense que j'ai développé une sorte de protection autour de moi, une coquille que je ne laisse pas toucher et qu'il n'est pas bon de m'empêcher de voir les personnes qui ont réussi à la passer. La suite est sans surprise : ma mère qui éclate en sanglot que sa fille est inapprochable par ses moyens, mon père qui hurle qu'il est hors de question que Thibault m'approche encore après ce qu'il a failli faire. En entendant ça je sors de mes gonds, je descends les escaliers et lui en colle une. Les trois "adultes" sont tellement sous le choc que la claque semble raisonner dans l'air du salon.

- Ce que Thibault a failli me faire ?

Tu plaisantes j'espère ?

Ce que mes camarade de primaire m'ont réellement fait

ça tu t'en foutais

c'est comme si jamais il ne s'était rien passé et maintenant que je trouve enfin quelqu'un qui reste à mes côtés quoi qu'il arrive tu me l'enlève ? Nan ne crois pas que j'en resterai là !

Il a fini à l’hôpital à cause de moi !

Je le laisserai pas tomber, tout comme lui ne m'a jamais laissée de côté. Tu lui en veut parce qu'on a eu un accident mais Adrien tu l'as pleuré comme si c'était un gentil garçon que la Terre avait perdu !!

- Adrien ÉTAIT un bon gars !

- Oui bien sûr tout le monde le sait

pas comme si il avait failli m'agresser

Maintenant j'en ai marre je me casse de cette baraque dans laquelle on pense connaitre ma vie mieux que moi.

- Amélie ma chérie je t'en prie.......

- Commence pas maman.

Sur ce je prends mon portable, monte dans ma chambre, prends de quoi me changer pendant le reste des vacances et sors de la maison sans un mot ni un regard.
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